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La France qui honore Honoré (Daumier) a enfanté des générations de talentueux dessinateurs de presse, caricaturistes et pamphlétaires à la mine de plomb !  Maurice Henry puis Chaval  ne furent pas les plus insignifiants d'entre eux. Siné, à coup sûr, marquera, au fer rouge (et noir) son époque qui est la nôtre puisque le bougre qui s'achemine vers ses 80 printemps tient toujours ferme le crayon et n'ouvre pas la gueule que pour bailler..           .

C'est justement, pour avoir oublié de s'assoupir que le fondateur de "L'Enragé" vient d'encourir les foudres de son patron de choc Philippe Val. L'ancien show-man qui jadis roula en tandem avec Patrick Font, l'amateur de chairs juvéniles, vient, en effet, de foutre à la porte de Charlie Hebdo le papy qui n'a jamais cessé de faire de la résistance  !

Motif de cette sanction : une récente chronique de ce dernier qui ulcère l'endormeur du Val car elle s'en prend au fiston du Président de la République. «  Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! »

 NDLR  à propos de l'illustration ci-dessus : Toute allusion à Philippe Val serait fortuite !

Comme le disait Desproges qui traitait Siné, antimilitariste et anticlérical avéré, de « gauchiste d'extrême droite » !!!  « On peut rire de tout, oui, mais pas avec n'importe qui. »

N'importe qui, aujourd'hui c'est Philippe Val … un gars qui se prend pour quelqu'un ! Sûrement pour un supplétif des puissants !

Après Libé qui succombe au charme de Carla voilà que Charlie se met en 4 pour satisfaire Nicolas et le p'tit prince !. Décidément le clan Sarkozy sait y faire avec les médias !

Ch.C le 20/7/08

 

Vient de paraître

On compte sur les doigts de la main les monographies consacrées aux différents villages du  Périgord qui suscitent l'intérêt d'un lectorat autre que nombriliste ! La veine pourtant, en dépit de ses faibles retombées financières, n'est pas près d'être mise en jachère. Il faut dire que bon nombre d'éditeurs s'arrangent pour impliquer  les auteurs dans l'impression et la diffusion de leur ouvrage  ce qui minore les risques économiques.

Généralement, quelle que soit la qualité du document, l'acheteur est bienveillant : Le livre, à tout le moins, lui évite la manipulation de montagnes de documents poussiéreux reproduits in extenso ,  faute, parfois, d'esprit de synthèse.  Le profit n'est pas mince. Cette statégie rédactionnelle épargne au curieux la fréquentation des bibliothèques publiques et des archives qu'empestent des remugles d'humanité mal lavée !

Pour cette excellente raison quelques habitants du village de Saint Martial de Viveyrols seront certainement disposés à acquitter les 23€ demandés par les éditions Pilote 24 pour l'achat du bouquin  de mme Lisa Giraud-Taylor, photographe et écrivaine marseillaise, qui relate sur152 pages les riches heures d'un bourg du Ribéracois où elle entretient le souvenir d'attaches familiales.

« Saint Martial de Viveyrols possession templière », titre accrocheur du bouquin, serait, si l'on en croit Pilote 24 « Un régal sur toutes les lignes ! » (sic) Qu'il le soit  simplement sur toute la ligne  aurait été préférable ! 

 

À consommer avec modération !

 

Au livre  à vocation publicitaire Fanlac, il y a quelques années, s'était déjà frotté avec le désopilant auto-portrait  « Miss Sud-Ouest » écrit par la députée socialiste européenne Béatrice Patrie. Voilà, aujourd'hui, que la Lauze emboîte le pas de son confrère de Périgueux en proposant un bien complaisant ouvrage promotionnel sur les vins de Bergerac.

 

« Des vins et des hommes » le dernier livre d'Hervé Brunaux, écrivain polygraphe fécond et œnologue réputé (?) sans doute, chante les louanges d'un vignoble dont les 13 appellations contrôlées seraient, aux dires de l'auteur « synonymes de rêve et de volupté », rien que ça !

              

 

Bouquin grand in octavo relié sous jaquette illustrée « Des vins et des hommes » brosse sur 284 pages  agrémentées de photos couleurs réifiées le portrait de 14 viticulteurs et viticultrices qui, issus d'horizons exotiques, «démontrent le cosmopolitisme, le goût de l'innovation et du risque propre à ce vignoble, et ont tous pour point commun d'avoir mis le cap sur l'excellence, et apportent la preuve que les bergerac sont de grands vins. » assure Hervé Brunaux manifestant ainsi sa filiation avec le poète pochtron Émile Goudeau fondateur du fameux. Club des Hydropathes.

 

Vraisemblablement ce bel objet éditorial « appartient au luxe, comme une bouteille de parfum. Il montre que les vins de bergerac ont une place loin d'être négligeable dans le monde. » s'enchante Patricia Atkinson qui exploite le Clos d'Yvigne. Ce n'est donc pas le lieu d'évoquer, dans de  luxueux cahiers sur papier couché  la cuisine des maîtres de chais qui peuvent avoir la main lourde sur les copeaux de bois et qui éludent les risques sanitaires encourus par les consommateurs de breuvages chargés, comme une mule parfois, de pesticides cancérigènes  ! (1)

 

L'ouvrage d'Hervé Brunaux « C'est pas du tout barbant, ça se lit comme un roman » affirme, avec force, un des bénéficiaires de cette action publicitaire. Pour en juger il faudrait dépenser  35 €… trop cher payé  pour une réclame, fut-elle habilement rédigée !

 

Ch.C le 2/7/2008

 

 

(1) Selon une étude menée par les associations du Pesticides Action Network Europe, la grande majorité des vins d'Europe ainsi que ceux produits dans le reste du monde contiennent des résidus de pesticides, à l'exception des vins… bio. Détails.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticide_vin-viticulture_barnier_mdrgf_4769.php4

 

 

À Bordeaux, le Musée des Beaux-arts de la ville propose jusqu'au 21 septembre, une exposition consacrée à l'œuvre exceptionnelle du dessinateur Chaval né en 1915 dans le chef-lieu de la Gironde. Réunissant plus d'une centaine de dessins originaux du célèbre humoriste et de très nombreux documents d'archives inédits cette rétrospective produite en partenariat avec le musée des beaux-arts d'Angoulême, suscite dès à présent une tempête dans un flacon d'encre de Chine..

          

En cause essentiellement les juvéniles et brèves contributions de Chaval à l'hebdomadaire collaborationniste local « Le Progrès ». Aspirant à sa minute de notoriété médiatique  l'historien parisien Pascal Ory  reproche  essentiellement à l'artiste disparu en 1968, un croquis où sont représentés «  deux juifs avec le nez crochu » dont l'un porte deux étoiles jaunes sur son veston.  « On m'a fait un prix »  assurait la légende  !

Hergé, dans son jeune temps, et bien avant la Shoah, eut aussi de ces complaisances pro-allemandes mineures. Les rappeler ne nuit en rien au talent du père de Tintin. Les acides images de Chaval ne sont pas davantage diminuées par cette évocation. L'ancien président de la République, décoré de la Francisque par le Maréchal Pétain,, François Mitterrand,  poussa, sans grands dommages le bouchon beaucoup plus loin en conservant toute  son amitié à des personnages bien moins recommandables comme René Bousquet  !

Un jour prochain un collègue d'Ory vouera, à son tour, aux gémonies l'irremplacé Pierre Desproges. L'inoubliable procureur du Tribunal des flagrants délires ne prêtait-il pas le flanc à la critique comme l'atteste l'extrait d'un de ses innombrables textes qu'aujourd'hui, nul n'oserait plus écrire tant la censure tient les créateurs par les couilles   :

«  On ne m'ôtera pas de l'idée que, pendant la dernière guerre mondiale, de nombreux juifs ont eu une attitude carrément hostile à l'égard du régime nazi.
  Il est vrai que les allemands, de leur coté, cachaient mal une certaine antipathie à l'égard des juifs  Ce n'était pas une raison pour exacerber cette antipathie en arborant une étoile à sa veste pour bien montrer qu'on n'est pas n'importe qui, qu'on est le peuple élu  » 

 

Guérilla judiciaire menée contre les sites de vente en ligne jugés outrancièrement concurrentiels, levée de boucliers contre une tentative de toilettage de la loi Lang estimée dangereuse pour les commerces indépendants, le petit monde des libraires, sur la défensive, cherche des boucs émissaires pour justifier  sa perte  d'attractivité. De toute évidence si éditeurs et diffuseurs du livre sont  aujourd'hui, à la peine, les raisons invoquées de leur marasme sont à chercher ailleurs !

Les Français sont des lecteurs modestes. 1/3 d'entre eux n'ouvre jamais un bouquin ; les autres en lisent au moins un dans l'année, assure l'enquête de la Sofres qui présente cet instantané statistique dressé à la veille du récent salon de Paris. Le sondage, toutefois, souligne, dans les catégories des grands et moyens consommateurs un net recul du nombre de livres lus.

300 éditeurs affiliés au SNE (syndicat national de l'édition) se partagent encore, avec des fortunes diverses, le gâteau. La  profession, en 2007,  a mis sur le marché 68 000 titres  vendus à 494 millions d'exemplaires dont1/5 sera pilonné  !

Les livres achetés l'auront été dans l'un ou l'autre des  26 000 points de vente répartis sur tout le territoire. Parmi les Maisons de la Presse, les grandes surfaces, hyper ou super marchés, les enseignes franchisées,  les librairies authentiques dont beaucoup ne disposent même pas d'un fonds  de 10 000  références,. représentent à peine 10%  de ces établissements de négoce.

Considérée, abusivement, comme un des derniers bastions de la culture, la librairie généraliste n'a pas les moyens de ses ambitions . Elle survit  souvent grâce à la vente des manuels scolaires mais surtout des albums de BD (1) des insipides bluettes sentimentales de Marc Lévy  ou des tribulations d'Harry Potter.

En 2007, année électorale, les essais politiques auront largement occupé le haut du présentoir et le meilleur des rayonnages. Parions qu'à la faveur de l'Euro de football les confessions des artistes du ballon rond vont proliférer aux mêmes places comme orties sur champs de décombres  !http://www.decitre.fr/livres/actualite/euro-2008-2008.aspx

Les « offices » en croissance exponentielle ont peu à peu supplanté le « fonds » dans la plupart des librairies. Ce système qui dispense le professionnel d'une statégie d'achat raisonnée mais économiquement risquée, fait plus appel à sa force physique (déballer, mettre en place, remballer) qu'à ses compétences culturelles.  Les éditeurs expédient, à un ryhme infernal et en grandes quantités, leurs nouveautées dont la présence à « l'étal » ne dépassera pas 3 mois ou à peine plus. À échéance le libraire retournera les invendus qui feront, alors,  l'objet d'un à valoir. Baptiste marrey (2) fait état, dans son passionnant « Éloge de la librairie avant qu'elle ne meure », du stockage délibéré en réserve d'ouvrages jugés invendables… Ceux-là ne quitteront pas la palette de livraison jusqu'à l'heure du voyage en sens inverse.

Faiblesse du stock disponible, médiocrité générale des ouvrages proposés en vitrine,.. ne sont pas les seules cause de la désaffection des chalands. Le prix du livre est proprement excessif Celui du livre dit de poche n'est, depuis longtemps, plus en phase  avec sa fabrication industrielle et avec les revenus du lecteur lambda. Ce dénumi a beau fouiller dans les siennes, de poches, il peine à réunir les presque 9 € qu'elles doivent contenir pour payer un exemplaire, pages(mal) collées de « Moby dick » tombé, il y a des lustres, dans le domaine public  ! Et encore, pourrait-il faire ce sacrifice financier en faveur du chef-d'oeuvre d'Herman Melville mais de là à foutre en l'air 6€50 pour se taper la prose d'Attali « Une brève histoire de l'avenir » voilà qui dépasse les bornes  ! Les presses Camerone ne débitent plus que de la fausse monnaie !

Considérant la volatilité commerciale du livre, 3 mois au maximun en librairie, et le volume impressionnant des retours destinés au recyclage, des députés de la majorité, peu au fait des problèmes réels de la filière, ont naïvement imaginé lui offrir une nouvelle chance de conquérir un autre lectorat que celui des acheteurs empressés. Au terme de 12 mois, au lieu de 24 ou 30  actuellement, des rabais supérieurs aux 5% autorisés pourraient être pratiqués. Les cris d'orfraies des éditeurs, comme ceux des vendeurs,  n'ont pas tardé à se faire entendre qui dénoncent la mise à mort du livre par soldes interposés.

Ne s'agit-il pas, en réalité, d'une tempête dans un verre d'eau ?

Un ouvrage sans intérêt, celui de Sarkozy par exemple, « Témoignages » paru chez XO en 2006 pourrait être proposé à 6 ou 8 € au lieu des 16,90 initiaux. Doit-on sérieusement imaginer que l'improbable bénéfice espéré de l'opération puisse justifier de nouveaux frais de manutention, d'entreposage, de rééxpédition et de publicité ? Un trimestre, à peine, après son fugace passage en librairie ou hypermarché, « Témoignages » était déjà virtuellement transformé en pâte à papier sur laquelle on pouvait, dans la foulée, imprimer la profession de foi de Delanoë… qui ne connaîtra pas une meilleure carrière. … et qui, du reste, est déjà oublié !

C'est également le sort que subira « Carla et Nicolas, la véritable histoire » navrant document écrit par Yves Azeroual et Valérie Bénaïm, deux plumitifs proches à divers titres du Président de la République et de la 1ere dame de France. Les bonnes feuilles de ce livre, paru ces jours-ci aux éditions du Moment (fugace ?) sont publiées par le site internet de l'hebdomadaire « Le Point ». À parcourir ces pages numériques on ne risque certes pas d'avoir « Les mains sales » mais, malgré tout, on n'échappe pas à « La nausée ». Carla et Nicolas remportera vraisemblablement un franc succès, auprès des midinettes ménopausées  de l'UMP et du Sentier durant une bonne quinzaine de jours . 

Produits de l'intox médiatique, audiovisuelle surtout, les best sellers ne suscitent qu'un engouement éphémère. À peine exposés ils engorgent déjà, à tout juste 1 ou 2 €, les caisses à pouilleries des vides-greniers et des Emmaüs

Le reste de la production éditoriale n'est pas concerné par un éventuel dumping. Plus un ouvrage est savant, pertinent ou remarquable au plan littéraire… moins son tirage est important. Il n'y a donc guère de possibilité de le retrouver, à prix cassé, au bout d'un an, dans le circuit des bouillonneurs ! Et si, sous la pression des lecteurs, il doit faire l'objet d'un retirage celui-ci collera étroitement à la demande.

Les craintes manifestées par les libraires sont donc illusoires et infondées car, justement, leur métier consistant à sélectionner, pour leur clientèle, le meilleur des parutions contemporaines  on voit mal comment les titres achetés à compte ferme qu'ils détiennent pourraient être concurrencés par le réseau des soldeurs… qui, en régle générale, ne proposent que « de la drouille » comme on dit chez les bouquinistes exigeants ! Évidemment si le libraire a fait des choix catastrophiques , hypothèse peu crédible car ce professionnel a du métier et du jugement , il en ira tout autrement!

Comme il y a, hélas pour le chaland impécunieux, gros à parier, que Mazenod-Citadelles ou Gallimard-La Pléiade ne consentent jamais plus qu'un rabais de 5%, comme c'est déjà le cas , sur le prix de leurs publications les libraires peuvent remiser leur mouchoir . Dommage pour le client qui aimerait, par exemple, trouver à 50 € au lieu de 189 € le prestigieux Prehistoire de l'Art Occidental de Leroi-gourhan

Il semble  évident que le livre papier, dont se détourne les adolescents et les jeunes adultes sans que ce désintérêt soit profitable, jusqu'à présent, au livre numérique, a connu son apogée. Même si la Loi Lang était respectée au pied de la lettre cela ne changerait rien à une modification en profondeur des pratiques culturelles.  La progression de l'illettrisme , fruit de la faillite de l'enseignement, devrait bien au contraire, accentuer cette tendance lourde et semble-t-il irréversible.

Pour le coup , en la matière, la braderie a commencé  il y a longtemps et bien avant le passage de Jack Lang au ministère de l'Éducation Nationale !

Si de façon génèrale la consommation s'effrite jusqu'à affecter la grande distribution c'est évidemment à cause de la faiblesse des salaires. Si, pareillement, la librairie indépendante et l'édition sont en mauvaise posture c'est indubitablement lié au recul de la culture. Mais cette mauvaise passe ne signe pas ipso facto la mort de l'une comme de l'autre… à vendre uniquement la daube éditoriale et littéraire réclamée par un public ayant perdu tout repère elles devraient certainement redresser la barre. Rien qu'à l'aune de cette espérance on devrait accueillir Marc Lévy sous la coupole et à sa mort transférer ses « cendres de conséquence » au Panthéon des belles lettres. « Entre ici , Marc Lévy ! avec ton terrible cortège de pisse-copies pour ménagères de moins de cinquante ans,! »

La Galaxie Gutenberg reconnaissante !

Ch.C le 3/6/2008

(1) En 2006, c'est Zep  qui avec son onzième tome des aventures de Titeuf,  écoulé à 570 000… exemplaires aura sauvé la mise des boutiquiers dans la panade

(2)   Éloge de la librairie avant qu'elle ne meure (Le temps qu'il fait 1988)

La Palme d'or du festival de Cannes  vient d'être attribuée  au film de Laurent Cantet « Entre les murs » Cette laborieuse (à en croire les extraits livrés en pâture au public) adaptation du bouquin de l'enseignant  défroqué, François Bégaudeau  est appelée à connaître un succès d'estime… auprès des personnels de l'Éducation nationale.  Même si la totalité des effectifs du « Mammouth », 1,2 million de fonctionnaires, accepte, et c'est loin d'être évident tant cette communauté est réputée pour son sens de l'économie, d'acquitter un billet d 'entrée… la performance des Ch'tis ne devrait pas être remise en cause !

Contrairement à une affirmation répétée à l'envi dans les médias le cinéaste Sydney Pollack ne serait pas mort d'un cancer… il se serait suicidé à l'annonce de l'attribution de la Palme d'Or du festival de Cannes au film « Entre les murs » !

François Bégaudeau, littérateur modeste  souffrait de l'anonymat des gens de lettres qui flirtent avec le néant. Pour acquérir un soupçon de renommée médiatique il est passé devant la caméra de Laurent Cantet interprétant le rôle du  professeur de français qu'il fut jusqu'en 2006 et dont il narre les tristes aventures dans son livre « Entre les murs » paru la même année.  Depuis, le talentueux écrivain « travaille » à Canal Plus et à Play Boy. « Quand on veut on peut » dirait Sarkozy ! Que voilà un bel exemple de réussite pour une jeunesse… en déshérence !

François Bégaudeau eut de glorieux prédécesseurs… Paul Guth ne fut pas le pire d'entre eux

François Bégaudeau  reste fidèle. , depuis ses  vrais débuts en littérature (de rapport?) aux éditions « Verticales » Il y a même publié en 2005 un roman passé complètement inaperçu titré "Dans la diagonale"

C 'est fou aurait prétendu Richard Dembo!

Avec des bonheurs divers mais certainement avec beaucoup plus de talent que le binôme Cantet-Bégaudeau des générations de cinéastes ont traité, à travers leurs œuvres respectives, des rapports ambigus, élèves-enseignants, ouvertement conflictuels ou  marqués du sceau de l'aspiration à la plénitude sociale culturelle et affective caractérisant  les statégies « éducationnelles » mal assurées des fonctionnaires du « Mammouth » !

Cet univers qui confronte le monde normatif des adultes à l'imaginaire et aux emballements poétiques de l'enfance et de l'adolescence est un sujet de choix. Pierre Very et Christian-Jaque, avec le jeu de piste de leurs « Disparus de Saint-Agil » (1938), Peter Weir  auquel on doit  le franchissement du miroir du « cercle des poètes disparus » (1989) ou Lindsay Anderson, Palme d'Or à Cannes en 1969 avec sa révolte radicale des protagonistes de « If », ( il faut oublier les tragiques     «  Choristes  »  de Christophe Barratier  où la voix de fausset de Jugnot dissimulait mal le ventre bedonnant du professeur de musique et le plaisant « Topaze » de Pagnol version Fernandel, légèrement hors propos)), ont fait entendre, à tour de rôle, leur musique particulière.

«Entre les murs »  est assurément un enfant du Bon Dieu qu'on peinerait à prendre pour un canard sauvage. Le palmipède OGM ! a été élévé conjointement par Darcos et Aschiéri… dans la basse-cour sarkozyste

L'appât du grain ?  La confiserie proposée à l'entracte ?

 

Ch.C le 27/5/2008

 

Du haut de la place Allende, le cœur du Morlaix historique, sa boutique, sise au N°22 avait fière allure ; nous nous sommes dirigés vers elle Voir la suite lien ci-dessous

 

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L'existence de libraire d'ancien est une tragédie.  Exercer ce métier de masochiste implique l'acceptation du dépouillement ! Et se défaire de ses plus belles acquisitions, du fruit de ses plus heureuses traques, procure toujours la douleur d'une amputation sans anesthésie !

 

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     De la différence entre images à caractère pédophile et clichés jugés révisionnistes

 

Au cours des années 70, la sulfureuse photographe Irina Ionesco,  offrait aux regards interloqués ou concupiscents toute une série de photographies équivoques de sa fille Éva âgée alors d'une dizaine d'années.

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De la différence entre images à caractère pédophile et clichés jugés révisionnistes

 



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