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PNR PL / Pieds bots

PNR PL / Pieds bots : Pour rédiger les Balades nature dans le parc naturel régional Périgord-Limousin que viennent de publier, en cette avant-veille d’été 2006, les éditions Dakota il aurait fallu tout le talent d’Émile Zola le chef de file de l’école naturaliste. Quelle explosion d’images colorées et passionnées l’auteur de La faute de l’abbé Mouret n’eut-il pas fait jaillir, comme il le fit avec ses puissamment évocatrices descriptions du jardin du Paradou, théâtre des amours d’Albine et de Serge, en arpentant les plateaux calcaires du nord de la Dordogne ou les rondes-bosses granitiques du sud de la Haute-Vienne ?

                      Bien qu’ « imprégnés du contexte et des émotions de chacun des pays racontés (dont) Ils connaissent les histoires et les particularités » assure Michel Moyrand qui préside aux destinées du PNR PL, aucun des rédacteurs des 15 randonnées proposées dans ce petit ouvrage, ne parvient, cependant, à dépasser le stade de la chronique documentaire. Ce peu est toutefois beaucoup eu égard à la richesse des informations fournies qui transforment, un peu répétitivement sans doute, s’agissant de sites qui, pour certains, ont bien des points communs entre eux, la brochure en quasi-inventaire botanique ou ornithologique. On peut, en revanche, regretter que la présentation des paysages appelés à être parcourus par les randonneurs ait fait l’économie d’une approche géomorphologique et que les illustrations pèchent systématiquement par leur platitude (1). La présence d’encarts publicitaires dans cette publication de 128 pages seulement mais qui coûte, quand même, près de 13 € gâte un peu la lecture.

                     Quant au chapitre introductif, trop succinct, il oublie de mentionner, l’existence de 2 grottes ornées de gravures paléolithiques – dont la découverte de l’une, celle de Fronsac à Vieux-Mareuil en 1984, fut qualifiée « d’importance mondiale » par le ministère de la culture. Son représentant périgourdin, Norbert Aujoulat du CNP, commet (curieusement ?) une identique omission dans sa contribution au livret Patrimoine et archéologie éditée en septembre 2005 par le parc.

                     Dernière déception : l’absence sidérante de toute orientation bibliographique. Mais c’est certainement qu’il n’existe aucune référence sérieuse sur ce terroir !

(1)     On suppose que les photographes de la LPO et de bien d’autres associations naturalistes détiennent de formidables clichés qui auraient  pu avantageusement  remplacer certaines des illustrations de Jean Chevallier.



16/12/2006
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