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« Entre les murs »

 

La Palme d'or du festival de Cannes  vient d'être attribuée  au film de Laurent Cantet « Entre les murs » Cette laborieuse (à en croire les extraits livrés en pâture au public) adaptation du bouquin de l'enseignant  défroqué, François Bégaudeau  est appelée à connaître un succès d'estime… auprès des personnels de l'Éducation nationale.  Même si la totalité des effectifs du « Mammouth », 1,2 million de fonctionnaires, accepte, et c'est loin d'être évident tant cette communauté est réputée pour son sens de l'économie, d'acquitter un billet d 'entrée… la performance des Ch'tis ne devrait pas être remise en cause !

Contrairement à une affirmation répétée à l'envi dans les médias le cinéaste Sydney Pollack ne serait pas mort d'un cancer… il se serait suicidé à l'annonce de l'attribution de la Palme d'Or du festival de Cannes au film « Entre les murs » !

François Bégaudeau, littérateur modeste  souffrait de l'anonymat des gens de lettres qui flirtent avec le néant. Pour acquérir un soupçon de renommée médiatique il est passé devant la caméra de Laurent Cantet interprétant le rôle du  professeur de français qu'il fut jusqu'en 2006 et dont il narre les tristes aventures dans son livre « Entre les murs » paru la même année.  Depuis, le talentueux écrivain « travaille » à Canal Plus et à Play Boy. « Quand on veut on peut » dirait Sarkozy ! Que voilà un bel exemple de réussite pour une jeunesse… en déshérence !

François Bégaudeau eut de glorieux prédécesseurs… Paul Guth ne fut pas le pire d'entre eux

François Bégaudeau  reste fidèle. , depuis ses  vrais débuts en littérature (de rapport?) aux éditions « Verticales » Il y a même publié en 2005 un roman passé complètement inaperçu titré "Dans la diagonale"

C 'est fou aurait prétendu Richard Dembo!

Avec des bonheurs divers mais certainement avec beaucoup plus de talent que le binôme Cantet-Bégaudeau des générations de cinéastes ont traité, à travers leurs œuvres respectives, des rapports ambigus, élèves-enseignants, ouvertement conflictuels ou  marqués du sceau de l'aspiration à la plénitude sociale culturelle et affective caractérisant  les statégies « éducationnelles » mal assurées des fonctionnaires du « Mammouth » !

Cet univers qui confronte le monde normatif des adultes à l'imaginaire et aux emballements poétiques de l'enfance et de l'adolescence est un sujet de choix. Pierre Very et Christian-Jaque, avec le jeu de piste de leurs « Disparus de Saint-Agil » (1938), Peter Weir  auquel on doit  le franchissement du miroir du « cercle des poètes disparus » (1989) ou Lindsay Anderson, Palme d'Or à Cannes en 1969 avec sa révolte radicale des protagonistes de « If », ( il faut oublier les tragiques     «  Choristes  »  de Christophe Barratier  où la voix de fausset de Jugnot dissimulait mal le ventre bedonnant du professeur de musique et le plaisant « Topaze » de Pagnol version Fernandel, légèrement hors propos)), ont fait entendre, à tour de rôle, leur musique particulière.

«Entre les murs »  est assurément un enfant du Bon Dieu qu'on peinerait à prendre pour un canard sauvage. Le palmipède OGM ! a été élévé conjointement par Darcos et Aschiéri… dans la basse-cour sarkozyste

L'appât du grain ?  La confiserie proposée à l'entracte ?

 

Ch.C le 27/5/2008



23/08/2008
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