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Voyage au bout de la … cécité intellectuelle !

 

Voyage au bout de la … cécité intellectuelle !

 

«La différence entre une communauté et le communautarisme, c'est l'humour, dit le professeur Freddy Raphaël, sociologue et juif alsacien. Rire, c'est relativiser ce qu'on est. Reconnaître que l'autre porte sa vérité. Les communautaristes ne savent plus rire. Ils préfèrent devenir des victimes. Le monde entier est contre eux, il faut s'abriter dans une identité close, rassu-rante...» M. Raphaël se dit parfois que l'humour a perdu la bataille …

 

Ces quelques lignes reprenant les déclarations de l'ancien doyen de la faculté des Sciences sociales de Strasbourg sont extraites d'un long papier  de Claude Askolovitch publié en juin 2003 dans le Nouvel Observateur Hebdo (N° 2015). Si jamais l' auteur se risquait à traiter du dernier fait d'armes de son interlocuteur  il pourrait, sans doute, y trouver matière à commentaire !

 

Freddy Raphaël vient en effet de se signaler par une de ces mesquineries de censeur  vigilant qui éclairent d'un jour tout particulier sa véritable conception de l'humour. Alarmé par la présence d'une citation de Céline (1), faisant, en guise de signalétique, ressortir le mot Messieurs sur la porte des toilettes pour hommes de la nouvelle médiathèque André Malraux l'homme de culture et de tolérance intervenait toute affaire cessante auprès de Roland Ries, maire de la capitale alsacienne, qui la faisait effacer aussitôt !

 

N'allez pas croire que le brillant universitaire et l'élu PS s'insurgeaient, ce faisant, contre une attaque à peine voilée visant l'auteur du « Voyage au bout de nuit » dont l'œuvre géniale et singulière aurait été assimilée à de la littérature de chiottes. La motivation de ces juges implacables était de toute autre nature. Elle visait à maintenir en enfer un géant des lettres qui, depuis 1961 ne cesse, d'outre tombe de tourmenter les tartuffes.

                     

 

Pour autant on doute fort que la nouvelle médiathèque n'accueille point sur ses rayonnages la plupart des ouvrages du bon docteur Louis-Ferdinand Destouches (2) ! Dans le cas contraire elle ferait figure de fourrier de la bêtise la plus crasse , statut peu glorieux pour une institution censément culturelle !

 

Ch.C le 26/9/08

(1)"Je vous laisse en plan et mes comics… Vite, mes oignons, que je vous retrouve ! Par ici, Mesdames et MESSIEURS… Encore deux mille pages au moins !"  Céline Rigodon (1969)

(2) peut-être même, en cherchant bien, pourrait-on y consulter (2 les pamphlets ci-dessous (Cliquez sur les liens)

Mea Culpa (1936)  Bagatelles pour un massacre (1937) L'École des cadavres (1938) Les beaux draps (1941) A l'agité du bocal (1948) Aux chiottes, Céline ? Même pas...



09/06/2009
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